La classe inversée : comment la mettre en action?

Animatrice : Caroline Cormier, professeure de chimie, Cégep André-Laurendeau

La pédagogie inversée consiste à déplacer les contenus théoriques à l’extérieur de la classe en faisant visionner des vidéos aux étudiants et étudiantes à la maison. C’est une approche particulièrement populaire dans les cours de sciences depuis les dix dernières années. De son côté, c’est depuis 2013 que l’animatrice donne ses cours de chimie en classe inversée. Elle apprécie particulièrement le temps de classe que cette pratique lui a permis de libérer, le climat de classe qui en ressort, et l’amélioration dans les notes des étudiants. En effet, l’animatrice a pu constater que tous les étudiants ont profité de la classe inversée, mais que les étudiants et étudiantes dont la cote R était la plus faible en ont profité davantage. Lors de ce webinaire, elle présentera la façon dont ses collègues et elle ont implanté la classe inversée. Elle parlera, d’une part, de ce qu’ils font faire aux étudiants et étudiantes à la maison en préparation au cours. Une grande partie de ce qu’ils doivent faire à la maison est de visionner des vidéos éducatives. Ainsi, pour implanter la classe inversée, ils ont dû filmer ces vidéos ; des trucs et des conseils vous seront fournis à ce titre si l’envie vous prend d’en faire vous aussi! Mais la classe inversée, c’est bien plus que de l’enseignement à distance : la portion en présentiel demeure le cœur de l’approche. Caroline aura donc aussi l’occasion de vous présenter les tâches qu’ils font faire aux étudiants et étudiantes lors des périodes de classe.

Caroline Cormier enseigne la chimie au Cégep André-Laurendeau depuis 2008. Elle a toujours été intéressée par la recherche, et a mené plusieurs projets, notamment sur les conceptions alternatives, la classe inversée et la communication scientifique orale. Une de ses priorités est que ses résultats de recherche s’appliquent dans la pratique professionnelle. Pour ce faire, les enseignants et enseignantes de son département et elle sont très actifs dans les congrès pédagogiques comme ceux de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) ou de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC). Un de leurs dossiers importants est le développement de l’autonomie des étudiants en laboratoire à travers les cours du programme de Sciences de la nature.