Il est possible d’apprendre énormément à partir des questions que les élèves se posent alors qu’ils se retrouvent seuls face à leurs devoirs. C’est avec cette prémisse qu’a débuté une recherche exploratoire portant sur les activités d’accompagnement effectuées auprès des élèves du secondaire en ST par l’organisme Allôprof. Les résultats actuels font état de trois principaux registres de difficultés soit d’ordres conceptuel (par exemple, la résolution d’exercices), expérimental (par exemple, la réalisation de laboratoire) et terminologique (par exemple, la compréhension de termes spécifiques). En plus de tracer le portrait de ces difficultés, cette communication souhaite offrir une relecture de ces résultats à la lumière de la thématique du congrès en identifiant notamment les zones d’ombre de ces difficultés et les questions éducatives que cela soulève. Entre autres, les résultats mettent en exergue que les difficultés d’ordre conceptuel semblent surreprésentées, ce qui questionne la réelle mise en œuvre d’activités critiques et réflexives en enseignement des S&T.

Les résultats suggèrent que les apprentissages en S&T sont majoritairement abordés sous un angle conceptuel et quantitatif (CD2). Cette surreprésentation de ce genre d’apprentissages laisse croire que peu semble fait finalement pour développer des aspects critiques (CD3) ou pratiques (CD1) associés aux S&T. La communication souhaite mettre en lumière ce constat tout en apportant une réflexion sur les manières par lesquelles les S&T sont apportées en classe et l’empreinte laissée par celles-ci chez les élèves.