L'AESTQ réagit au budget provincial 2017

 

Montréal, 29 mars 2017 — L’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) se réjouit des sommes annoncées pour le développement de la culture scientifique, mais juge insuffisant le réinvestissement en éducation compte tenu de l’ampleur des coupes budgétaires des dernières années.

Le budget prévoit 60M$ pour développer les compétences, soutenir la relève et enrichir la culture scientifique et d’innovation. Cette somme permettra notamment de soutenir un projet visant à exposer plus d’élèves à la robotique, la génomique et la programmation. Cette somme servira également à financer davantage de projets dans le cadre du programme NovaScience, un programme qui favorise un enrichissement de l’enseignement de science et de technologie (S&T). Les récentes recherches le démontrent, la qualité de l’enseignement des S&T est un facteur influençant grandement l’intérêt des jeunes pour les carrières scientifiques et technologiques, des voies professionnelles d’importance capitale pour positionner le Québec à travers le monde et développer nos forces. L’AESTQ est également satisfaite des sommes additionnelles octroyées aux Fonds de recherche du Québec qui permettront «d’accroitre le nombre d’activités destinées aux jeunes et visant notamment à éveiller leur intérêt pour les sciences et les technologies.» L’exposition des jeunes aux S&T est un investissement pour notre société.

L’AESTQ attend avec beaucoup d’impatience le lancement de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) qui précisera les modalités d’affectation de ces nouvelles sommes. Elle espère toutefois que la SQRI s’accompagnera de signaux clairs de la part du gouvernement, et du ministère de l’Éducation en particulier, sur l’importance qu’ils accordent à l’enseignement de la S&T chez les jeunes. Il serait important d’établir une stratégie claire sur le long terme afin de pouvoir avoir un impact sur les jeunes, sur leur développement professionnel ainsi que sur leur développement en tant que citoyens québécois critiques et aptes à faire face aux défis du 21e siècle. Il va de soi qu’une vision de la petite enfance jusqu’au milieu universitaire en terme d’éducation aux S&T s’impose afin de pouvoir avoir le plus de retombées possibles sur les jeunes.

L’Association rappelle une série de gestes survenus ces dernières années qui démontrent le manque de soutien à l’enseignement des S&T, la fermeture du Centre de développement pédagogique pour la formation générale en science et technologie (CDP) par exemple, qui avait pour mandat d’offrir formation, soutien, accompagnement et collaboration au développement de ressources en S&T pour le réseau scolaire québécois. Aussi, malgré le constat du Conseil supérieur de l’éducation, en 2013, à l’effet que «Dans un contexte où l’enseignement de la science est depuis longtemps défavorisé dans plusieurs écoles primaires, l’absence d’indications claires quant à son importance ne contribue pas à ce que la situation change de manière significative», la récente consultation du ministre Proulx sur la politique pour la réussite éducative du Québec ne faisait toujours aucune place à la S&T.

Les investissements annoncés dans le budget2017 sont prometteurs pour les jeunes, mais, sans une vision globale de l’enseignement des S&T, le plein potentiel des jeunes ne pourra être atteint.

 

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Source: Camille Turcotte, directrice générale, Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec, 450 501-5816


À propos du l’AESTQ

Fondée en 1965, l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) a pour mission de contribuer à l’amélioration de l’enseignement de la science et de la technologie afin que la culture scientifique prenne une place importante au Québec. L’AESTQ regroupe 600 membres, des enseignants, des techniciens en travaux pratiques, des conseillers pédagogiques et autres intervenants en enseignement de la science et de la technologie, et ce, à tous les niveaux académiques. L’AESTQ organise des occasions de formation continue et publie Spectre, la seule revue francophone consacrée à l’enseignement de la science et de la technologie. L’AESTQ a récemment mis sur pied une banque d’activités pédagogiques et d’autres ressources destinées aux enseignants en S&T.